«Le communiqué de l’UGTA est venu tardivement sauver la face !»
Qu’est-ce qui se passe à la Direction de l’éducation de la wilaya de Mascara ? Et pourquoi exactement la wilaya de Mascara qui est depuis longtemps ciblée par ces déchirements sordides entre le premier responsable de cette institution et ses subordonnées ? Qu’est-ce qui se joue au travers de la Direction de l’éducation nationale et le communiqué de l’ugta-fnte, union de wilaya des directeurs de l’enseignement moyen de la wilaya de Mascara ? Les directeurs des établissements moyens de la wilaya, réunis sous la bannière de l’ugta durant les journées du 5, 6, 9, 10,11 et le 12 du mois en cours pour se pencher sur les provocations à l’encontre des cadres syndicalistes via une poignée de véreux à la solde des tontons macoutes depuis un certain temps dans la wilaya, ont averti qu’ils ne se laisseront pas faire. Alors, en parler ou pas ? Il arrive un moment où se taire équivaut à se rendre complice du mensonge ou de l’ignorance, même s’il ne convient pas, en effet, d’attribuer à cette présumée affaire de prosélytisme d’évangélisation qui a malheureusement pris une tournure internationale. Cette affaire, aux allures de fiction, a été vite récupérée par des chancelleries et autres ambassades étrangères dans la capitale, dont la Direction de l’éducation de la wilaya de Mascara s’est faite l’ardent propagateur. C’est tout simplement absurde. Amamra Abdelkader, secrétaire général de wilaya des directeurs des établissements moyens, qui a nous remis un communiqué de presse, nous a fait part de ses appréhensions quant au non-respect des dispositions de l’article 171de la loi n° 03/06 15 juillet 2006. «Nous sommes très inquiets de la situation qui prévaut au sein de la Direction de l’éducation de wilaya et qui s’apparente à des règlements de compte permanents depuis la prise de fonction du directeur de l’éducation dans cette région profonde de l’Algérie, où des actions abusifs contre des cadres du secteur de l’éducation ont été signalées à travers le territoire de la wilaya. C’est maintenant, de toute façon, que la vérité se révèle, difficile à cerner certes, mais bien dérangeante, qui est aujourd’hui l’objet d’une véritable omerta, d’une méconnaissance des lois de la République, qui a ses propres modes de production», explique Amamra Abdelkader. Concernant l’affaire des deux directeurs et du professeur de l’enseignement moyen qui ont été suspendus par mesure conservatoire par le directeur de l’éducation de la wilaya de Mascara pour une affaire présumée de prosélytisme et évangélisation clandestine via un site virtuel, notre interlocuteur n’y va pas par quatre chemins, en déclarant en ces termes : «L’affaire est grave et la suspicion ne risque pas de disparaître de sitôt quand certains responsables disposent de pouvoirs de suspension pour faire agiter l’épouvantail de la terreur. Il faut que cesse cette répression dans cette Algérie profonde ! » s’insurge, M. Amamra. C’est un singulier malaise, en effet, que provoque cette déclaration du secrétaire de wilaya des directeurs de l’enseignement moyen qui n’a pas peur des mots, et dont le syndicaliste a rappelé notamment le non-respect et l’incompréhension de l’article 174 de la loi 06/03 en date du 15 juillet 2006, relatif aux fautes professionnels. «La Direction de l’éducation interprète la loi à sa façon, ou plutôt applique les lois selon ses propres interprétations.» Dans un autre contexte, le secrétaire général des directeurs de l’enseignement moyen plaide pour une meilleure prise en charge des doléances des cadres fonctionnaires pour une revalorisation équitable pour un statut juste et transparent dans le cadre du sempiternel logement de fonction qu’ils sont appelés a quitter dès la retraite.
«Nous souhaitons que le premier magistrat de la wilaya se penche sur ce point sensible pour apaiser la douleur de ces cadres sur la voie de la retraite qui n’ont pas pu s’ériger des villas ou bénéficier des rentes de l’Etat providence, de les aider ou de les accompagner à trouver un logement basé sur le système de la valeur locative», dira le secrétaire général des directeurs des CEM’. In fine, l’un des directeurs suspendus par mesure conservatoire en attendant la finalisation d’une enquête, en l’occurrence le directeur du centre de l’enseignement moyen d’El-Argoub, fortement éprouvé et qui clame son innocence au sujet de cette incroyable étiquette d’évangélisation dont on lui colle, dira : «C’est un peu gros pour ce genre de règlement de compte. Je suis prêt à porter toutes les preuves devant une commission ministérielle à la condition qu’elle soit du ministère de la Justice pour donner des avis éclairés et supposés avec preuves à l’appui sur ce procès d’intention dont je suis victime de la part du directeur de l’éducation.»
M.- S. M.
publié par Manseur Si Mohamed dans: manseur.sm
MANSEUR SI MOHAMED